Carnet d'été - Épisode 4 : Le goût de Monopoli
Chaque carnet est une escale.
Un voyage à travers une destination méditerranéenne qui inspire notre regard, nos couleurs et nos collections.
Sans itinéraire ni bonnes adresses, mais à travers des ambiances, des saveurs, des lectures et ces détails qui racontent un lieu mieux que n'importe quelle carte.
Aujourd'hui, cap sur Monopoli,
Monopoli fait partie de ces lieux qui ne cherchent jamais à impressionner.
Tout semble y être naturellement à sa place : les maisons blanchies par le soleil, les barques qui reviennent au port, les oliviers qui entourent la ville et les longues tablées où l'on s'attarde jusqu'à la tombée du jour.
Le goût de Monopoli raconte cette Italie du quotidien. Une Italie chaleureuse, généreuse et profondément vivante, où l'on reçoit autant avec les plats que par la manière de les partager.
LA SCÈNE DE VIE
Les volets sont encore fermés pour garder un peu de fraîcheur.
Dans les ruelles, le linge danse entre les maisons blanchies à la chaux. Une odeur de sauce tomate s'échappe des fenêtres ouvertes pendant que le village reprend doucement son rythme.
La table, elle, est déjà dressée.
Les plats arrivent les uns après les autres. Une focaccia encore tiède, des tomates gorgées de soleil, une burrata crémeuse, quelques légumes marinés, de l'huile d'olive que l'on verse généreusement.
Personne ne sait vraiment quand le repas commence.
On se sert, on partage, quelqu'un apporte encore un plat.
Puis un autre.
Dans les Pouilles, certaines tables semblent ne jamais finir de se remplir.
LA PALETTE DE COULEURS
À Monopoli, les couleurs semblent prolonger la lumière.
Le blanc lumineux des maisons tournées vers l'Adriatique.
Le bleu profond des barques de pêche amarrées dans le vieux port.
Le vert argenté des oliviers centenaires qui dessinent le paysage.
Le jaune éclatant des citronniers baignés de soleil.
Et la terre cuite des pots, des tuiles et des cours intérieures qui réchauffe chaque ruelle.
Une palette généreuse, solaire et chaleureuse, où chaque couleur évoque un moment partagé autour de la maison.
UNE FENÊTRE SUR LES POUILLES
Certaines maisons racontent une région à elles seules.
Au cœur des oliviers, Masseria Moroseta réinterprète l'architecture traditionnelle des Pouilles avec une simplicité remarquable.
Des murs blanchis à la chaux, des matières naturelles, une lumière omniprésente et de longues tables installées à l'ombre des arbres.
Plus qu'un lieu, c'est une façon d'habiter. Une manière de recevoir, de partager et de laisser le temps suivre son cours. Une source d'inspiration où l'architecture, les objets et les repas composent un même art de vivre.
"J'aime particulièrement Masseria Moroseta comme référence culturelle parce qu'elle est à la croisée de tout ce que raconte Céladon : architecture, hospitalité, art de vivre, couleurs, matières, table. C'est presque plus riche qu'un livre ou un film pour traduire l'esprit des Pouilles. Et contrairement à une adresse de restaurant, ça reste un véritable objet culturel qui a façonné l'imaginaire contemporain de la région." — Amélie

DANS L'ASSIETTE
La Focaccia Barese
Dans les Pouilles, certaines recettes accompagnent tous les moments de la journée.
La Focaccia Barese en fait partie.
Une pâte moelleuse garnie de tomates cerises, d'olives et d'une généreuse huile d'olive, cuite jusqu'à devenir dorée et parfumée.
Servie encore tiède, au centre de la table, elle accompagne aussi bien un déjeuner improvisé qu'un apéritif qui s'éternise.
Comme souvent à Monopoli, les meilleurs repas sont ceux qui ne se terminent jamais vraiment.







